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Emilie Boeur Architecte

Le Charlemagne
Houyet, Belgique
Rénovation d’un restaurant
2024 - en cours
minéralité
Conservation optimale des éléments existants :
- Couverture de toiture et charpente ;
- Structure poteaux-poutres en béton ;
- Plafonds en béton nervurés ;
- Sols en béton.
Dans cet esprit minéral, la proposition est de revêtir les sols en béton d’un revêtement de type béton lissé ou granito.
Le nouveau volume en verre (lisse et neutre) est glissé dans les éléments existants (rugueux et patinés). La transparence et l’ouverture permettent que l’intérieur deviennent l’extérieur (et inversement). Les reflets sur ces vitrages légèrement teintés (contre la surchauffe) font danser la nature, amplifiant le phénomène de filtres en mouvement.
Les parois vitrées (mur-rideau en aluminium, teinte possible des profilés dans un gris-vert lichen) abritent des services grâce à la typologie de baie : coulissant, sur pivot, à guillotine (guichet, take-away, etc.) Elles peuvent servir de support graphique d’informations, d’expression.
À l’intérieur, ce principe de transparence continue entre la salle et la cuisine. La grande cheminée en pierre des années 60 est utilisée pour cuire au feu de bois.

organique
Face à cet édifice très minéralisé, l’ambiance intérieure s’inspire du végétal et du vivant aux abords directs.
L’espace est en relation directe avec la nature, il vit au gré des saisons.
Et c’est la Nature qui inspire l’assiette, de saisons en saisons. Grâce aux producteurs locaux et à la cuisine sauvage, issue des cueillettes de champignons, d’herbes fraîches, de baies, de fleurs et de fruits ; l’établissement offre une gastronomie “à la bonne franquette”, hors des sentiers battus.
Les matières, textures et couleurs organiques proviennent de la nature qui rentre dans le bâtiment en dur. Les ambiances proposées sont chaleureuses et colorées, en harmonie avec ce qui est visible au-dehors.
L’environnement entre dans le bâtiment.
Les matières garantissent une intervention contemporaine en accord avec l’environnement. D’une part, on conserve ce qui a été fait dans les années 60. D’autre part, ce qui se fait aujourd’hui a une empreinte minimale sur l’environnement exceptionnel du site. D’où l’utilisation de matières renouvelables, de bio-remédiation, voire compostables.